03 juillet 2009
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Vilaine.
Avez-vous vu ce film délicieux, "Vilaine", avec Marilou Berri ? Je l'ai vu lors de mon dernier voyage en Californie, il faisait partie des nombreux films que nous pouvions visionner à bord. 11h40 de vol, je peux vous dire que j'ai vu au moins trois films ! Mais celui-là m'a plus particulièrement touchée. C'est l'histoire d'une jeune femme, pas forcément à son avantage physiquement, seule, serveuse dans un routier. Elle ne sait pas dire "non". Bonne poire, elle promène le chien de la voisine, rend des petits services à droite, à gauche. A un tel point qu'elle en oublie qu'elle a une vie. Puis un jour, la goutte qui fait déborder le vase. Elle décide de devenir "vilaine". Elle s'enfonce petit à petit dans la vilainie, et rend, coup pour coup, au centuple de ce qu'elle a reçu. Très paradoxalement, je me suis retrouvée dans ce personnage de la bonne poire qui veut bien rendre service, dit -presque- "oui" à tout. Il faut dire que depuis juin dernier (cf. "Sursis"), je le suis un peu moins, "gentille". C'est déjà péjoratif, "gentille", non ? ça sous-entend toujours quelque chose lorsque l'on dit d'une personne qu'elle est "gentille"... La vie ne m'a certes pas épargnée, mais je m'en suis toujours sortie, la tête haute de surcroît. J'ai souvent courbé l'échine, mais je n'ai jamais abdiqué. J'ai souvent tendance à dire que ma plus grande fierté est d'être là, debout, face aux gens. Tout un symbole pour une personne qui a du se cacher durant 35 années ! Je me suis souvent demandée si l'être humain était méchant par essence ? Mais je me suis rendue compte que l'on était gentil, sympa, cool, jusqu'à ce que les autres vous rendent "méchant", comme eux finallements, vils, cons. Oui, car la bêtise, la vilainie s'associent finallement bien à la connerie. Quoique dans le film, Marilou Berri est certes "vilaine", mais elle est loin d'être conne.
Il faut donc bien dissocier la vilainie, de la méchanceté et de la connerie. Je peux être "vilaine", mais jamais méchane ni conne.
Prenons l'exemple de ce passager qui demande à une de mes collègues :
"Combien de vos collègues sont décédés sur le vol 447" ?
Elle lui répond qu'hélàs tous les membres d'équipage sont décédés sur ce vol
"Tant mieux, cela fera moins de connards à faire la grève la prochaine fois".
Alors, vilain ? méchant ? con ?... ou les trois à la fois.
Autre exemple, plus concret. Une amie transgenre s'est installée dans un petit village de la Brie à proximité de Meaux. Une commune rurale de 2500 habitants, jolies maisons, arbres et forêts à perte de vue, canal du Morin. LE rêve de la citadine stressée qui, passée 40 ans aspire à une vie au vert avec son chéri.
Tout se passait pour le mieux, jusqu'au jour où l'une de ses voisines, qui travaille à la Mairie, ayant découvert la particularité de cette amie, s'est "épanchée" ici et là. Et là, l'enfer a commencé pour mon amie. Clochemerle, ça vous dit quelque chose. Ce petit village dans les années 70. Les ragots, le discrédit etc... et la voilà presque montrée du doigt dans la rue, par ses voisins, les commerçants. Quant aux employés de la Mairie, n'en parlons pas. Clochemerle-en-Brie, épisode 1.
Elle qui était si gentille (et n'y voyez rien de péjoratif, car elle est adorable) est soudainement devenue vilaine. Ah, la gentille voisine qui chante des chants religieux avec ses enfants dans le fond du jardin qui veut lui faire abattre son arbre magnifique sous prétexte qu'il fait de l'ombre à sa bicoque, et hop, un brise-bise 100% occultant ; et le voisin qui lui saccage ses sapins (sous prétexte de les "élaguer"), hop, la Police Municipale et l'avocat si ça ne suffit pas. La connaissant, elle est même capable d'écrire au Préfet de région ! Sa voisine d'en face qui ne lui parle pas, à la rigueur elle préfère, au moins les choses sont claires ! Vilaine, certes, mais par la force des choses, qu'auriez-vous fait à sa place. Et le maire de se lamenter sur le sort de son administrée qui n'a pas du avoir une vie facile...VILAINS !
Je suis une personne foncièrement gentille, mais aussi foncièrement vilaine, je l'avoue ! On me donne, je rends. Coup pour coup, donnant donnant. Mon gentil mari dit de moi que je suis "procédurière". Non, je suis "vilaine", tout simplement. Ce que je n'aimerais pas que l'on me fasse, je ne le fais pas aux autres, et je demande donc la réciproque. De part ma profession, je suis amenée à cotoyer des personnes issues de tous milieux. Les plus imbuvables ne sont pas souvent ceux auquels ont pourrait penser. Une amie me disait dernièrement : "notre métier, c'est un film, tous les jours"... et elle a raison. Le microcosme dans lequel j'évolue n'est que le reflet de notre société. C'est pas joli-joli.
Alors apprenez à devenir "vilains" à votre tour. La vilainie saine j'entends bien. Votre voisine vous lance des cailloux par dessus la haie en vous traitant de castrée (la victime se reconnaîtra), rendez le lui au centuple ! Pour ma part, je suis passée de la "vilaine" à la "philosophe". Oui, car dans un monde comme le nôtre, il faut philosopher, sinon on ne s'en sort pas. Si, mais méchant, con etc... A bon entendeur !
06 juin 2009
Mots d'amour.



J'ai reçu entre décembre 2005 et janvier 2006, des mots "doux" sur mon lieu de travail. Les enveloppes, aux couleurs de l'entreprise pour laquelle je travaille, ne laissaient rien présager de ce qu'elles contenaient. Le Directeur des Ressources Humaines avait trouvé cela "drôle" et son premier reflexe fût de mettre au panier le mot doux que je lui présentais. Pour ma part, je ne trouvais cela pas drôle du tout...
- "Il vaut mieux en rire, Andréa, la personne qui a fait cela a vraissemblablement un problème" m'avait-il dit.
J'avais tout de suite contacté mon avocat qui avait adressé une lettre à mon employeur en ces termes :
"... Madame Colliaux m'a transmis une lettre anonyme de menace de mort déposée dans son casier le 22 novembre dernier. Madame Colliaux a déjà trouvé des mots d'insultes ainsi que des photographies à caractère pornographique, mais jamais de telles menaces (...) De telles menacees sont sanctionnées pénalement par l'art. 222-17 du Code Pénal : "La menace de comettre un crime ou un délit contre les personnes dont la tentative est punissable, est punie de six mois d'amprisonnement et 7500 Euros d'amende, lorsqu'elle est soit réitérée, soit matérialisée par écrit, une mage ou tout autre objet". (...).
Dans un même temps, j'adressais un courrier à ma hiérarchie, à notre Président,et prenais contact avec les services de Police. Je saisissais la HALDE (qui n'a jamais répondu à ma demande !). Je multipliais les plaintes auprès du commissariatde mon quartier pour "vol, menaces de mort et harcèlement téléphonique". En effet, mes effets personnels disparaissaient de mon casier (sorte de boîte à lettres par laquelle l'entreprise nous fait parvenir tous les documents nécessaires à ma profession, ainsi que nos fiches de salaires, relevé mensuel d'activité etc...) quand celui-ci ne finissait pas à la benne...
Quant au harcèlement téléphonique, il fût bref mais angoissant. Je laissais à l'époque mon portable branché en permanence en raison de l'état de santé de ma grand-mère et tutrice -atteinte d'un cancer et de la maladie d'Alzheimer- qui s'était considérablement dégradé. Mon portable sonnait surtout la nuit : un souffle au bout du fil et rien d'autre : l'angoisse de jour comme de nuit. J'ai fini par changer de numéro de portable et toutes les informations personnelles ont été retirées de mon dossier professionnel sur le système informatique de mon entreprise. Ces trois lettres correspondent à trois évènements survenus au sein de mon entreprise, à part la première qui me semble être totalement gratuite. "Mours" étant un commandant de bord voyageant pour raison de service qui m'avait sévèrement agressée au point d'en faire un malaise.
J'ai même été placée sous protection policière après une visite nocturne qui avait nécessité l'intervention de la Police de mon arrondissement. Le commissaire adjoint m'avait alors proposé d'instaurer des patrouilles de nuit dans mon immeuble...
L'affaire a été classée par le TGI de Paris le 23 mars 2006 et a fait l'objet d'un classement "sans suite", faute de preuves (empreintes digitales sur les enveloppes et le papier, surveillance sur mon lieu de travail). J'ai très mal vécu ce "classement sans suite". Mon avocat m'a déconseillé de faire appel à cette décision quui, de toute façon, n'aurait mené à rien. Le temps a passé, les gens m'ont oublié -pas tous- certains dérapages (cf. "Harcelée") font l'objet d'un courrier systématique à ma hiérarchie et à la direction de mon entreprise.
Je ne suis malheureusement pas la seule à être victime de tels agissements. D'autres, en raison de la couleur de leur peau, de leur religion ou de leur orientation sexuelle subissent les mêmes brimades. Pourtant, mon entreprise signait "La Charte de Prévention des Harcèlements au Travail" en date du 30 octobre 2003 et deux syndicats corporatistes sortaient deux tracts intitulés : "La chasse aux sorcières doit-elle être ouverte ?" et "Harcèlement Moral au Travail"...
18 mai 2009
Plus folle, la guêpe !
La transsexualité ne sera plus considérée comme une affection psychiatrique
Par Rédaction samedi 16 mai 2009.
Le ministère de la Santé en a fait l'annonce aujourd'hui, à la veille de la journée mondiale contre l'homophobie.
C'est
une bonne nouvelle à la veille de la journée mondiale contre
l'homophobie. La transsexualité ne sera plus considérée comme une
affection psychiatrique en France, a déclaré samedi le ministère de la
Santé, confirmant une information du quotidien Libération.
La
ministre de la Santé Roselyne Bachelot a saisi «ces derniers jours» la
Haute autorité de Santé afin qu'un décret soit publié en ce sens.
Jusqu'à présent, les transsexuels pouvaient bénéficier d'une
exonération du ticket modérateur pour les soins au traitements au titre
d'une affection de longue durée classifiée ALD23 pour «troubles
récurrents ou persistants».
«Signal fort»
«Les
transsexuels ressentent cette admission en ALD23 comme stigmatisante
puisqu'elle peut introduire une confusion entre le trouble de
l'identité du genre et l'affection psychiatrique», a expliqué la
porte-parole du ministère de la Santé. Elle a précisé que la prise en
charge médicale au titre des troubles de l'identité du genre
continuerait à être assurée.
La porte-parole a ajouté qu'il
s'agit d'un «signal fort envoyé à l'ensemble de la communauté» à
l'occasion de la journée internationale contre l'homophobie, dont le
thème est cette année en France la lutte contre la transphobie.
Source TETU avec AFP.
Alors voilà, il suffit que je parte me refaire une santé sous le soleil californien pour que l'évènement que j'attends depuis toujours se tienne au lendemain de mon retour, lors de la Journée Mondiale de Lutte Contre l'Homophobie. Et là, tout de go, on parle de ceux et celles exterminées dans les camps de concentration ; des crimes transphobes commis de part le monde ; des trans discriminées (dont je fais partie) et de tout ce que la société "bienpensante" a bien voulu nous mettre sur le dos depuis combien d'années, de siècles devrai-je dire !
Je vous ai déjà parlé de Roselyne Bachelot. Je l'aie rencontrée lorsque j'éffectuais les vols intérieurs. C'est une femme charmante. L'autre moi, trop timide, n'avait pas osé lui demander un othographe. Un collègue s'en est chargé pour moi. Il lui avait fait part des discriminations dont j'étais victime au sein de mon entreprise. Elle avait écrit : "nous vaincrons les méchants". Dernièrement, je lui adressais un courrier auquel son cabinet avait eu la gentillesse de répondre. En effet, certains médicaments de mon traitement hormonal de substitution -s'ils ne sont pas remplacés par des génériques- ne sont plus remboursés et donc à ma charge. J'ai certes la possibilité de payer pour ces médicaments qui ne sont pas remboursés ; mais comment font mes soeurs bien moins lotties que moi, qui sont dans des situations de précarité ? Il y a certes du bon -et du mauvais- dans cette réforme mise en place par le gouvernement Sarkozy. Mais rendez-vous compte, jusqu'en 1992, l'homosexualité était encore elle aussi considérée comme une maladie psychiatrique classée comme telle par l'OMS !
La transexualité ne sera plus une maladie mentale.
Santé. La ministre vient de saisir la Haute Autorité de santé.
ÉRIC FAVEREAU et CHARLOTTE ROTMAN
C’était un changement réclamé de longue date par tout le milieu associatif. La veille de la Journée mondiale contre l’homophobie, la ministre de la Santé a annoncé à Libération qu’elle venait de saisir la Haute Autorité de santé (HAS) «afin de publier un décret déclassifiant la transsexualité des affections psychiatriques de longue durée». La question avait été évoquée au sein du gouvernement, mais même les plus optimistes des militants LGBT (lesbiens, gays, bi et trans) hésitaient à croire à une annonce.
«Trouble». Qu’est-ce qui va changer ? Les trans ne seront plus… dérangés. Ce n’est qu’un geste, mais dans les liens historiquement complexes entre psychiatrie et transexualisme, ce décret devrait apporter, enfin, un peu plus de clarté. Et surtout de liberté. Aujourd’hui, selon le ministère de la Santé, «les personnes qui souffrent de trouble précoce de l’identité de genre, les transsexuels ou transgenres, peuvent bénéficier de l’exonération du ticket modérateur pour les soins et traitements au titre de l’affection longue durée n° 23 (ALD 23) "affections psychiatriques de longue durée"». Or, les transsexuels ressentent cette admission en ALD 23 «comme très stigmatisante». Et pour cause, puisque, pour ces derniers, elle introduit une confusion entre transidentité et affection psychiatrique. «Cette problématique est d’autant plus d’actualité que cette année la transphobie est le thème de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie», explique-t-on au ministère de la Santé. Ainsi l’appel intitulé «Refusons la transphobie, respectons l’identité de genre !», lancé à l’initiative de Louis-Georges Tin, organisateur de la Journée mondiale contre l’homophobie, demande cette déclassification (Libération de vendredi). Le gouvernement français avait reconnu pour la première fois cette journée en 2008. A l’époque, Roselyne Bachelot avait appuyé cette reconnaissance «en soutenant la démarche».
Hier, le ministère de la Santé a donc décidé d’aller encore plus loin. «Cette déclassification ne veut pas dire absence de recours à la médecine, ni renonciation au diagnostic médical des troubles de l’identité de genre ou abandon du parcours de prise en charge, explique-t-on avenue de Ségur, mais c’est un signal très fort adressé à l’ensemble de la communauté LGBT. Cette mesure emblématique va permettre de lutter contre la transphobie.»
Cette déclassification marque un tournant indéniable. Parallèlement, la Haute Autorité de santé a lancé, le mois dernier, une consultation publique sur ces sujets. «C’est la première fois qu’une autorité médicale française se penche sur les questions de la transidentité et le transsexualisme, souligne l’Inter Trans. Le fait est à saluer, même s’il témoigne surtout du retard considérable pris par la France dans ce domaine et si ce travail relève avant tout d’une demande insistante de la part du tissu associatif faite il y a cinq ans.»
«Etat civil». Pour autant, le rapport de la HAS est jugé insuffisant par le milieu associatif. Il tente, certes, d’améliorer la prise en charge actuelle mais «en saupoudrant les protocoles d’avancées qui n’arrivent pas encore à respecter le fondement même du droit humain», selon l’Inter Trans, qui ajoute que «les propositions avancées restent archaïques, frileuses et conservatrices. Qu’il s’agisse de juger du niveau du "trouble d’identité sexuelle", de la stérilisation par réassignation sexuelle, du changement d’état civil, de l’hormonothérapie, du refus de prise en charge par les structures hospitalières ou de suivi pour des patients séropositifs, les divergences entre les propositions de la HAS et les revendications des associations trans demeurent importantes».
Source Libération du 16 mai 2008.
"Il y a trente ans, Robert Badinter a fait sortir l'homosexualité du Code pénal, aujourd'hui, Roselyne Bachelot fait sortir la transidentité de la liste de maladies mentales". A l'instar du président du Comité (International Day Against Homophobia and transphobia) IDAHO Jean-Louis Tin, les associations de lutte contre l'homophobie qualifient de "décision historique" l'annonce de Roselyne Bachelot dans Libération samedi : la transsexualité ne sera plus considérée comme une affection psychiatrique en France. Pour rappel, l'homosexualité l'était jusqu'en 1992. La ministre de la ministre de la Santé a saisi "ces derniers jours" la Haute autorité de Santé afin qu'un décret soit publié en ce sens, précise l'avenue de Ségur.
"Cette décision est une explosion d'espoir pour toutes les personnes trans du monde", estime Joël Bedos, secrétaire général du Comité IDAHO. Cette reclassification du transsexualisme était un changement réclamé de longue date par la communauté lesbienne, gay, bi et trans de France (LGBT).
Cérémonie en hommage aux victimes de l'homophobie, l'Etat présent
La France est le premier pays à prendre cette décision, une décision d'autant plus symbolique que dimanche a lieu la journée internationale contre l'homophobie avec comme thème, cette année, la lutte contre la transphobie. Dans une tribune publiée dans Le Monde daté de dimanche-lundi, des personnalités politiques de gauche (Martine Aubry, Cécile Duflot, Marie-George Buffet...), des intellectuels (Elisabeth Badinter, Elfriede Jelinek...) lancent un appel à l'OMS, aux Nations-Unis ainsi qu'aux Etats du monde pour qu'ils refusent la transphobie. "Respectons l'identité de genre", clament les signataires. "Cette année a déjà été marquée par plusieurs meurtres de femmes transexuelles, assassinées au Honduras, en Serbie et aux Etats-Unis. Les hommes d'origine transexuelle, eux aussi, sont victimes de crimes de haine, de préjugés et de discriminations, bien qu'ils soient souvent "invisibles" aux yeux de la société", rappellent les signataires.
Samedi, une centaine d'homosexuel(le)s, bi- et transsexuels ont participé à Paris à la première cérémonie nationale en hommage aux victimes de l'homophobie. Les manifestants se sont regroupés au Square d'Ile-de-france et ont été sensibilisés à la lutte contre toutes formes de discriminations et de violences faites aux membres de leur communauté. Entre 10.000 et 15.000 personnes ont péri dans les camps de concentration en raison de leur orientation sexuelle. Pour cette première cérémonie où l'Etat était représenté, des gerbes de fleurs avaient été déposées dans la crypte érigée en bas du square sur les berges de la Seine, où la Secrétaire d'Etat au droits de l'homme, Rama Yade, ainsi que certains élus de l'opposition sont venus se recueillir.
Source LCI.
Qui faut-il remercier ? Mme Bachelot ? Mme Bruni-Sarkozy (qui s'est engagée auprès des associations pour faire de la lutte contre le Sida son crédo) ? Mer Romero et tous ceux qui ont osé, ces dernières années faire leur "coming-out" ? Act-Up ? toutes celles et ceux qui se sont battues depuis de nombreuses années pour faire abroger cette situation barbare : Axel Léotard, Pascale Ourbih, Hélène Hazera, Camille Cabral, et, du mieux que j'ai pu, ma petite personne ? les associations, P.A.S.T.T., Caritig, Syndrome de Benjamin ?
Oui, merci à tous ceux qui se sont mobilisés, parfois au péril de leur vie (et j'en sais quelque chose) pour vaincre les méchants : les médecins bien-pensants de Sainte Anne ou de Foch ; le chirurgien boucher qui voulait me castrer et faire de moi une handicapée sexuelle ; le juge qui avait ordonné une contre-expertise médicale qui n'était qu'un viol consenti et payant ; Jacques F. qui ne voulait pas de travelo dans son avion ; Olivier M. et son complice qui ont voulu me faire passer pour folle ; Bernard A. qui ne veut pas partager l'ascenseur avec une personne transsexuelle ; et Mme B. qui a étalé ma vie de couple devant un tribunal de banlieue sans raison aucune, juste parce que "la différence, quand on y pense"...
C'EST FINI, les brimades, les humiliations, les discriminations en tous genres. Je suis libre de penser et d'exister (bien que je n'aie pas attendu que cette loi soit votée !). La jurisprudence COLLIAUX aura, à sa manière, fait partie de ce combat et de cette victoire et j'en suis fière !
C'est un grand jour que ce samedi 16 mai 2009. J'en ai les larmes aux yeux.
Merci Madame Bachelot, vous me réconciliez avec mon pays alors que j'avais honte de ma nationalité tant j'avais été discriminée durant ces 43 années.
28 avril 2009
"C'est tout la sécu, ça rentre pas dans les cases"...
Que signifie pour vous le fait d'être "assuré social" ? Personnellement, je cotise à la Caisse d'Assurance Maladie depuis l'âge de 18 ans, depuis mon premier job en fait.
J'en ai à présent 43. Les années passant, l'âge aidant, on a des petits bobos. Moi par exemple, j'ai une dégénérescence d'un disque lombaire, et de l'arthrose aussi. Le dos, le mal du siècle. J'ai aussi une assurance complémentaire, que je paie cher : 97 Euros par mois, "au cas où"... on ne sait jamais ce qui peut arriver, on est à l'abri de rien. Tiens, en septembre dernier, je suis tombée sur un vol Paris-Milan : turbulences de ciel clair.
Hop, un Perrier à la main, je me suis "envolée" et suis tombée à plat dos, la tête sur la porte de l'avion.
Aïe ! Cervicalgie post-traumatique.
Deux mois en "accident du travail" et une reprise en mi-temps thérapeutique. Ah 2008, quelle année (voire "Sursis"). 2009 s'annonçait-elle aussi médiocre que 2008 ? Non, je laissais tous ces mauvais souvenirs derrière moi. Ben non ! le 31 décembre, impossible de me mouvoir. Le 05 février j'étais hospitalisée pour cinq jours : lumbosciatique invalidante. Plus de jambe gauche... Morphine, piqûres, je suis sortie après cinq jours avec un traitement d'un mois et de jolies béquilles bleues. Depuis lors, je n'ai pas repris le travail.
La Sécurité Sociale a mis plus de quatre mois à me règler mes indemnités journalières. Mon compte en banque a fait un bond ! quant à mon assurance complémentaire, elle ne veut pas me rétribuer parce que je n'ai été hospitalisée que cinq jours et que le minimum pour être pris en charge est de sept jours.
Bon, je sais, la France traverse une crise ; et pas seulement la France, c'est mondial, on vous le dit tous les jours. Pis encore. Je suis convoquée à la Sécurité Sociale pour une visite de contrôle. la doctoresse était charmante ; la veille, elle avait vu une de mes collègues pour un problème d'épaule, alors elle était à peu près au courant des aléas de mon métier (je dis bien "à peu près"). Bon, les cervicales prises en accident du travail en septembre 2008 c'est une chose, "mais pourquoi votre médecin traitant n'a pas pris votre lumbosciatique en accident du travail". Oui, c'est vrai, de cause à effet, les cervicales et les lombaires ont été touchées puisque je suis tombée de toute ma hauteur. MAIS (car rien n'est jamais simple), le rapport du médecin urgentiste de Roissy a écrit "chute de toute sa hauteur sur la tête avec douleur cervicale". Il aurait du écrire "chute à plat dos" et là ç'aurait été pris dans la continuité de mon accident du travail de septembre 2008.
La doctoresse d'ajouter : "on ne veut pas vous lèser dans votre prise en charge, je vais soumettre le dossier à mes supérieurs". Remarquez, ça partait d'un bon sentiment.
Du vaudeville je vous dis ! Je vous réserve le meilleur pour la fin. Début 2009, je reçois le courrier suivant :
"Madame, La Caisse d'Assurance Malade a procédé à un examen de la situation des assurés pour lesquels le nombre d'arrêts de travail a été supérieur ou égal à 3 sur une période d'un an. Suite à cette étude, il apparaît que vous avez interrompu votre activité professionnelle à 3 reprises entre le ..........
La Caisse d'Assurance Maladie dispose d'un plan de contrôle des arrêts de travail. A ce titre, votre prochain arrêt pourra être soumis à l'examen attentif de notre Service Médical. Je vous prie d'agréer, Madame, etc..."
Alors là, l'assurée sociale que je suis, qui n'a bénéficié d'aucune aide au cours de son changement d'identité, et qui paie encore les crédits d'interventions chirurgicales datant maintenant de 8 ans, a pris sa plume et répondu à Madame Sécurité Sociale. La réponse est tout aussi extravagante que le courrier précédent :
"Madame, vous avez réagi vivement à mon courrier (...). Votre réponse démontre que, sensibilisée, vous l'avez été, même si vous n'êtes pas concernée par la pratique de l'arrêt abusif (...)"
Une chose m'a toujours choquée : l'"assurance veuvage". Je suis célibataire, j'ai 43 ans, et je cotise depuis mes 18 ans pour une assurance qui ne me concerne pas puisque je ne suis pas mariée. Par encore du moins. Dernièrement, certains de mes médicaments ne sont plus pris en charge à 100% : ceux de mon traitement hormonal de substitution. Je dois prendre ce traitement à vie. Ni une ni deux, j'ai écrit à Roseline (Bachelot). Son secrétaire de cabinet m'a adressée une jolie lettre. Toutes les pathologies sont concernées, que vous ayez un cancer ou la grippe, vous serez traités de la même manière. La réforme de la Sécurité Sociale, merci Roseline !
"La Sécu c'est bien, en abuser c'est pas bien" ou un truc du genre, vous vous souvenez de la pub ? Je suis d'accord, mais lorsque vous en avez vraiement besoin, c'est un umbroglio de paperasse, de démarches et de tracas. Malade+tracasseries = pas bon ménage. Je vais vous en apprendre une bien bonne : si je venais à perdre mon travail, je serais classée parmi les "serveurs/ses" au Pôle Emploi. J'ai intérêt à y remonter dans mon avion et à m'accrocher pour ne pas me retrouver dans la situation dans laquelle je me trouve actuellement !
Sur ce, je retourne me coucher -10h42- je viens de me lever et mon dos ne supporte déjà plus la position assise. Comme me l'a dit le docteur à l'hôpital : "Vous savez, l'expression "en avoir plein le dos", c'est certes imagé, mais cela résume très bien la situation dans laquelle vous vous trouvez actuellement" !
20 avril 2009
Sénégal, les homosexuels traqués.
"j’ai été violé en prison, c’était horrible"
Un homosexuel en prison est dans un sérieux pétrin. Il est opprimé, brimé parfois même violé. En atteste le témoignage d’un gay qui a eu à faire trois mois en prison pour acte de «contre nature». Avec le sobriquet d’Omar, il a accepté de se prêter aux questions de nos confrères de Canal plus dans le cadre d’un documentaire diffusé dans l’émission «l’effet papillon».
Un homosexuel en prison est dans un sérieux pétrin. Il est opprimé, brimé parfois même violé. En atteste le témoignage d’un gay qui a eu à faire trois mois en prison pour acte de «contre nature». Avec le sobriquet d’Omar, il a accepté de se prêter aux questions de nos confrères de Canal plus dans le cadre d’un documentaire diffusé dans l’émission «l’effet papillon».
Les homosexuels sont dans de sales draps au Sénégal. Le pays de la
Téranga dont sa population est 95% musulmane ne tolère pas les actes de
contre nature et les déviations sexuelles. Les gays qui ignorent cela
l’ont appris à leurs dépens. Ceux qui ne se cachent pas et qui exhibent
leur homosexualité publiquement sont pourchassés, lynchés, brimés et
marginalisés. Même si cette tendance est en perte de vitesse par
rapport à jadis, elle est encore en vigueur dans certains quartiers et
localités du pays. Le documentaire réalisé par Canal plus l’a prouvé.
En effet, dans ce reportage un
homosexuel qui se fait appeler Omar a témoigné : «c’est dangereux (de
circuler dans la rue) parce que je suis tout le temps entouré par des
personnes qui me détestent ou qui détestent mon orientation sexuelle.
Quand je marche dans la rue, je fais très attention. Je zieute partout
pour voir s’il n’y a pas des gens autour de moi qui me connaissent».
Le jeune homme de teint noir et svelte
de raconter son calvaire en prison. Il a été embastillé pour une peine
de trois mois ferme. Omar était enfermé dans une cellule en compagnie
d’une centaine de détenus. «Si tu te laisses sauter, le matin la
personne qui t’a sauté te laisse prendre ta douche. Ils font ça sans
capote», a-t-il confessé. A l’interpellation du journaliste, il va plus
loin : «j’ai été violé en prison c’était horrible. C’était la première
fois que j’avais vécu une telle chose dans ma vie. Je ne l’oublierai
jamais». Omar de rapporter : «ils disent que l’homosexualité est très
grave et qu’on doit tuer les personnes qui ont un penchant homosexuel».
Ces témoignages de Omar sont corroborés
par les propos de Me Issa Diop, militant des droits de l’un des avocats
des neuf homosexuels qui ont écopé une peine de huit ans de prison
ferme le mardi 6 janvier dernier au tribunal régional de Dakar.
L’auxiliaire de justice de relater ce qu’endurent ses clients gays.
«Ils ont eu des difficultés à l’intérieur (de la prison) notamment avec
les codétenus qui n’hésitent pas à les insulter, à les isoler, et à les
traiter de n’importe quoi. Nous ne pouvons pas nous permettre de créer
des minorités qui peuvent demain être persécutées et même être envoyées
à la potence par la vindicte populaire».
Pour rappel la peine de huit ans
infligée à ces neuf homosexuels arrêtés en décembre à Mbao (banlieue de
Dakar) pour "acte impudique et contre-nature et association de
malfaiteurs" a soulevé l’ire de la communauté internationale, notamment
de la France.
En Conseil des ministres, le président
de la République française, Nicolas Sarkozy avait fait part de sa "vive
émotion, sa préoccupation". Alors que la ministre de la Santé s'était
dite "carrément indignée". Roselyne Bachelot avait demandé à son
confrère des Affaires étrangères, Bernard Kouchner d'intervenir auprès
des autorités sénégalaises pour "obtenir la libération des neuf
homosexuels emprisonnés au Sénégal".
(* Source C+).
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Je suis consternée ! Que de souvenir à Dakar lorsque j'éffectuais les vols sur l'Afrique et le Moyen-Orient. Au fil des années, des agressions, j'ai changé de secteur de vol. Adieu la Pointe des Almadies, les soles meunières chez "la bretonne", les karaokés jusqu'au milieu de la nuit et les bains de minuit à l'hôtel. J'ai vu monter l'intégrisme,je ne me suis plus sentie la bienvenue dans cette escale. Obligée de me retrancher dans ma chambre d'hôtel, de bloquer les portes avec les moyens du bord (une chaise) et espérer que le garçons d'étage n'arrive jusqu'à la salle-de-bains sous des prétextes fallatieux pour me voire nue et me proposer des extras, moyennant finance évidemment. Sans compter "les cousines" dans le lobby qui tentait leur chance en frappant à la porte : "c'est l'amour qui frappe à ta porte". Un amour tarifé et dangereux puisque 90% d'entre elles étaient séropositives et n'utilisaient pas de moyen de protecton. Combien de fois ai-je glissé des préservatif dans les poches de mes collègues masculins friands d'une peu d'exotisme. Au moins, j'avais l'esprit en paix. Je me souvient d'un collègue arguant du fait que le sida c'était "une affaire de pédé". Quelque divité qu'elle fût devait être avec lui ce jour là puisque je l'ai rencontré dernièrement -apparemment- en pleine santé !
Je suis consternée par ce que j'ai vu aux informations internationales. L'Immam s'exprime à la mosquée : si le jeune homosexuel est "pris jeune", il subira 500 coups de fouets ; par contre, s'il est plus âgés, il sera emprisonné et risque la peine de mort. Nous sommes en 2009. Et si encore cela était le -triste- sort des homosexuels, qu'en est-il du droit des femmes dans ce pays ? Que dit le Coran ? Serait-il arrangé à la "sauce Immam" ? Parce qu'après tout, il faut bien une tête de turc pour "faire passer" toutes les misères du monde !
J'ai aimé le Sénégal, le Maroc, la Tunisie. J'ai fait l'expérience d'un vol sur la Médina : never ever ! Et c'est grand dommage, car le maghreb est un pays magnifique, au même que l'Afrique de l'Ouest, mais je condamne fermement ce qui s'y passe actuellement. Je souhaite de tout coeur que les gouvenement fassent pressions afin que ces 9 malheureux soient relaxés et puissent vivre la vie qu'ils ont choisie.
J'imagine le sort des transsexuelles dans ce pays qui doivent faire la joie de prisonniers "normaux" dans les geôles de ces pays touchés de plein fouet par un fanatisme aveugle et le taux de sida que l'on connaît sur le continent Africain : merci Benoît !
Y'a t'il un bar gay à Dakar, Marrakech ou Tunis ? Je n'en sais rien mais quoiqu'il en soit, si vous avez choisi de passer vos vacances dans l'un de ces pays, je vous conseille la prudence. Marrakech est connue pour son tourisme sexuel au masculin, alors, de grâce, protégez-vous et jouez la discrètion même si la marrakchis sont à se damner (pour les messieurs qui apprècient la compagnie d'autres messieurs).
Messieurs les politiques, les ministres, les ambassadeurs, consuls et autres grosses légumes, mobilisez vous et sortez de ce pétrin ces 9 pauvres hommes dont la seule faute est d'aimer une personne du même sexe...
12 avril 2009
12 avril 2001/12 avril 2009
8 ans. Ce n'est rien dans la vie d'une femme de 43 ans, mais ce sont les plus belles années de ma vie que je suis en train de vivre. 8 ans que le chrysalide est devenue un papillon. 8 ans, avec des hauts et des bas, des espoirs et des déceptions (surtout ces derniers temps, merci Madame B !). Mais 8 années d'une folle envie de vivre, de rattraper le temps perdu ; 8 années pour rattraper les 35 précédentes ; 8 années pour enfin pouvoir envoyer ballader tout ce qui ne ne me convenait pas ; 8 années d'un combat certes, mais quel combat. Ma vie tout entière aura t'elle été un combat ? Aurais-je un jour l'opportunité de me poser et de savourer ma vie de femme ? 8 années de reflexion, à essayer de rassembler les pièces du puzzle qui constitue ma vie. 8 années d'illusions et de disillusions amoureuses jusqu'à l'arrrivée de mon "Mister Big". 8 années d'amitiés plus ou moins fructueuses. 8 années à fermer les yeux parfois pour oublier le passé. 8 années pour convaincre et vaincre la stupidité de l'autre. 8 années de rires et de larmes. 8 années d'errance avant d'en arriver là aujourd'hui. 8 années, c'est peu, mais long à la fois dans une vie de 35 ans qui était un calvaire ! 8 années à apprendre, à comprendre, à prouver la femme que je suis. 8 années Andréa. Happy Birthday and Bravo, you made it !
23 mars 2009
Ne me quitte pas.
Je veux vivre et être heureux avec ma nouvelle famille …
Les déclarations d'amour pour toujours ne sont jamais ridicules quand elles s'accompagnent d’une demande en mariage.
J’avais écrit un article il y a quelques mois sur ton blog pour pousser un coup de gueule contre les gens qui ne comprennent pas que je sois amoureux d’une femme « pas comme les autres » et crier mon amour à la femme avec laquelle je partage ma vie.
Et oui déjà 3 ans que nous partageons nos vies.
Dès notre première rencontre, nos discussions, j’ai su qu’il se passait quelque chose entre nous, malgré tes nombreux secrets de ta vie passée. Mais le plus important c’est l’avenir et non le passé pour pouvoir construire une belle histoire d’amour et durable jusqu’à la fin des temps.
Tu es la femme de mon cœur, tu es rentrée dans ma vie et celle de mes enfants qui t’aiment comme leur «Belle mère rigolote «.
Depuis quelques temps, malgré les hauts et les bas, mon désir de toi de ta présence devient de plus en plus fort et pour cause car nous traversons une tempête.
Je voudrais te dire pars ces quelques lignes, que je t’aime au delà des mots.
J’aime ton sourire, tes lèvres, ton regard de braise avec cette lueur pétillante comme des bulles de champagne et cette magie que tu as dans les yeux quand tu es heureuse.
Aujourd’hui comme dans tout les couples il y a des hauts et des bas (c’est la vie), mais il est difficile de vivre dans l’incertitude d’un lendemain et tout ça parce que les choses changent, que le passé revient de temps en temps malgré nous et que les « ex » font parfois des erreurs de jugement et nous entrainent dans des procédures difficiles (procès), ce qui rend amère la vie de tous les jours aussi bien d’un côté que de l’autre.
Ce n’est pas une raison de vouloir quitter l’homme que l’on aime.
J’avais l’attention de me marier en Juillet 2009 avec l’accord de ma compagne et aujourd’hui à 3 mois du mariage les choses ont basculé dans horreur, car ma compagne ne souhaite plus de mariage à cause des évènements survenus avec mon ex-femme.
J’ai divorcé il y a maintenant quelques années et il ma fallu deux ans pour me reconstruire avec mes enfants et refaire confiance à une femme, car pour moi la confiance est primordiale.
Après mon divorce, c’est vrai qu’à l’époque après 2 ans, je dois avouer que la solitude commencée à peser.
Petite anecdote : Concernant la femme idéale, souvent entre pote, on se pose au moins une fois la question: elle est comment la femme de tes rêves ? Mais depuis que je suis avec Lou Andréa j’ai trouvé la réponse. Je l'accepte comme elle est, avec ses défauts et ses qualités sans vouloir la changer, et par cela, elle m'offre quelque chose de nouveau dans ma vie.
Avec toi je peux être naturel, tu me comprends et tu es là pour moi, comme je suis là pour toi ... Depuis qu'on est ensemble, plus rien ne compte sauf toi et les enfants.
Avec le temps, on s'habitue a tout, et c'est ce qui me fais peur, car j'aimerais me rappeler chaque jour, jusqu'à la fin de ma vie, la chance que j'ai d'être avec toi en espérant que tu penses la même chose.
Mon seul but aujourd’hui, c’est de te donner le maximum de bonheur et une liberté sans que cela nuise à notre couple, ce jusqu'à ce que le destin nous sépare « la mort «
Pour résumer mes pensées, si je devais être un couple, je voudrais être nous.
Je souhaite a tout le monde d'être au moins autant heureux que je le suis, car avec de la patience, on finit par trouver la personne qui nous fais oublier que la vie n'est pas toujours rose, et qui nous donne des ailes pour pouvoir s’évader de temps en temps...
Il n'y a pas de mots assez fort pour dire comme je t'aime...
Aujourd’hui j’ai l’impression au bout de 3 ans de vie commune avec Lou-Andréa que ma vie bascule encore une fois dans l’horreur, alors que nous nous aimons.
J’ai certainement été peut-être trop sur ton dos, mais pour de bonne raison et éloigner « les vilaines bêtes » autour de toi comme tu me l’avais demandé lors de notre première rencontre et pour que tu puisses avoir une vie beaucoup plus sereine que par le passé.
J’ai un ami « hétéro » qui vient aussi de divorcer et depuis son divorce les choses sont encore plus compliquées qu’avant, surtout quand il y a des enfants et une autre femme dans sa vie.
Mais il faut se battre quand on aime vraiment et que vous avez des sentiments pour l’autre.
J'adresse cette lettre à toute les personnes dans cette situation, car je m'aperçois qu'il est très souvent impossible de dialoguer calmement et positivement avec les « ex ». Je trouve dommage d’être obligé de dialoguer par texto, courriel, et pire, par courrier d’huissier pour régler des pseudos soucis et surtout quand cela à un rapport avec les enfants.
C’est dommage !!!
On me reproche de ne pas prendre les bonnes décisions concernant les enfants par rapport à Lou-Andréa etc..... (Mais qui à le droit de juger ce qui est bon ou pas nous concernant).
Je peux comprendre que Lou-Andréa soit fatiguée de se battre et de se justifier pour avoir une vie « normale » avec l’homme qu’elle aime.
Et aujourd’hui elle souhaite me quitter moi et mes enfants à cause de ces situations difficiles et quotidiennes.
Je ne vous cache pas que je suis triste de cette situation car j’ai peur de perdre la femme que j’aime.
Je suis prêt à me battre et signer un pacte avec le diable pour sauver cet Amour et les sentiments que j’ai pour cette femme, quoi que les gens puissent en penser.
Nous avons aujourd’hui tout pour être heureux, des enfants, la santé, un travail, une maison, nos chats et notre chien Djohnson et de l’amour à donner.
Lou-Andréa je t’aime pour le meilleur et pour le pire et serais toujours auprès de toi tant que tu seras là à mes côtés.
J'ai respecté le choix de mon ex-femme qui a souhaité me quitter malgré tout l'amour que j'avais pour elle. Quel gâchis !
J'ai impression qu’elle n'accepte pas que je refasse ma vie.
Pourquoi ?
Nous avons tous les deux, mon ex-femme et moi même un point commun sur lequel nous sommes d'accord : les enfants. Ils restent notre priorité, mais il est hors de question de perdre une deuxième fois la femme pour laquelle je donnerai ma vie sans hésitation.
Lou-Andréa, je t'ai fait confiance, j’ai tenu mes promesses et je me suis confié à toi en ouvrant mon cœur, ma vie, mes bons et mauvais côtés.
A toi d’être forte aujourd’hui et de tenir tes promesses pour sauvegarder notre Amour et notre nouvelle vie si tu tiens toujours à nous.
Le jour ou je t’ai rencontré ma vie à basculé, il a fallu que je fasse aussi des choix que je ne regrette pas, encore moins aujourd’hui.
Tu m’as redonné l’espoir de vouloir me battre, de construire, de faire des projets, aimer et de vivre tout simplement une belle histoire d’amour durable.
Concernant la tension que nous vivons depuis plusieurs mois suite à ces attaques, il en résulte des frais d'avocats des deux côtés, du stress pour nous et les enfants qui ne comprennent pas nos problèmes d'adultes.
Certaines personnes ont bien de l'argent à perdre et du stress à donner à tout le monde d’où mon ulcère à l’estomac…
Je pensais que les adultes pouvaient régler des différends entre personnes responsables. Il semble que ce soit difficile : on le voit bien dans la monde dans lequel nous vivons…
Je suis quelqu’un d’ouvert à la discussion, dans la calme et le resterai tant que les gens me respecteront.
Je peux comprendre que tu sois inquiète car nous sommes peut-être au regard de certaines personnes un couple "hors du commun" ; cela ne fait pas de nous des malades.
Lou-Andréa et moi même, n'avons jamais refusé de répondre aux questions de mon ex-femme, alors pourquoi cette attitude ?
Après de longues conversations, je t’ai demandée en mariage, en présence des enfants et tu as accepté ma demande ; nous avions même choisi nos alliances et fixé une date pour notre mariage que nous avons annoncé à nos amis.
Ne laisse pas la haine, ou les attaques de certaines personnes nous détruire et si tu n’es pas assez forte, je serai fort pour nous quatre.
Faisons l’Amour mais pas la guerre …
Je ne souhaite que ton bonheur et réaliser tous nos projets : nous avons tant à réaliser ensemble.
Le jour où je t’ai dit que je t’aimais, c’était pour la vie. Une relation d’un soir ne m’intéressait pas.
Entends cet appel comme un « Au secours ! « , Il vient directement du cœur.
Nous avons tellement traversé d’épreuves difficiles que nous avons le droit d’être heureux ensemble. Ton cœur à parfois du mal à s’exprimer librement, alors tu écris mais parfois tes mots son durs et j’ai l’impression que tu es en guerre avec toi même et le monde entier.
Tu as parfois des craintes, des doutes : arrêtons de ressasser un passé parfois douloureux, mon cœur est ouvert à tout échange sensé et serein de liberté tant que la fidélité et les sentiments sont là.
Fais parler ton cœur, ton amour, tes sentiments et non ta haine et ton désespoir sur la nature humaine, car aujourd’hui tu n’es pas seule contre tous, je suis là pour nous protéger.
Ce n’est pas en me quittant moi et mes enfants que tu seras plus heureuse.
Ne gâche pas encore une fois ton bonheur, ta vie, la mienne et celle de mes enfants !
Princesse, je t’ai offert mon cœur et plus encore.
L’amour c’est comme un trésor, mais beaucoup l’ignorent.
Il arrive que l’on aime une personne si fort, que l’on a envie de le dire au monde entier. Alors j’ai écrit cette lettre.
Quand cesserai-je de pleurer, toi qui dit que tu veux me quitter et qui me dis que tu m’aimes et que ce sera pour la vie…
Comme le dit aussi bien Jacques BREL : « Ne me quitte pas «.
Ton Nhom Nhom pour la vie.
21 mars 2009
Sursis.
C'est un samedi soir où je me sens d'humeur à la confidence. Une belle journée de printemps, mais cependant, mon esprit est à la morosité. J'écoute Dalida qui me dit qu'"On est une femme à 40 ans"... je viens d'en avoir 43 il y a quelques jours. Une femme fatiguée et usée par la vie et surtout par ces six derniers mois qui ont été pour moi et mon compagnon un véritable calvaire. Je remercie mes amies sur ce site -elles se reconnaîtront- qui ont été présentes, à chaques instants, même les plus difficiles.
Je vous livre donc toute l'histoire telle que je l'aie vécue et je vous dirai pourquoi, aujourd'hui, je peux vous exprimer, vous dire les choses et pourquoi je n'ai pas pu le faire auparavant.
J'ai beaucoup travaillé professionnellement pour accèder au grade supérieur, à celui de "chef de cabine"dans mon entreprise.
C'est la personne qui vous accueille à la porte de l'avion. A 43 ans, c'est un âge honorable pour accèder à ce status ! Hélàs, j'ai échoué à mon examen une fois de plus. L'hiver avait été lui aussi très long et très difficile : suspicion de cancer du côlon, six mois pour pouvoir passer une coloscopie et une fibroscopie (ah, les bonheurs de la grande banlieue) et puis le quotidien qu'il faut parfois subir, les hauts et les bas. Vous connaissez vous aussi non ?
Le 17 juin dernier, je devais m'envoler pour Vienne, et puis tout a basculé : "recalée" à mon examen. Après tant d'efforts, une carrière comme la mienne, j'ai très mal pris la chose. Je suis rentrée chez moi, et mon compagnon m'a retrouvée quelques heures plus tard, sans connaissance, devant ce même ordinateur d'où je suis en train de vous écrire aujourd'hui. J'ai été hopsitalisée deux jours : 7.6 de tension (hypotension). J'avais fait une "intoxication médicamenteuse" (j'avoue que ce Négroni et ce Motilium en sus de mon traitement hormonal n'ont pas fait bon ménage !). Bien vite, l'ex-femme de mon compagnon a pris ce prétexte pour m'évincer de la vie de son ex-mari et de ses deux enfants que j'élève aussi lorsqu'ils sont présents avec nous. Le couperet est tombé le 25 juillet au matin. Un huissier a sonné et nous a déposé une assignation en référé devant le juge aux affaires familiales du Tribunal de Grande Instance du département dans lequel je vis. La torpeur, une si belle journée, à prendre mon café en peignoir dans mon jardin. Ne connaissant pas encore la teneur de ce dossier, je m'étonne mais bien vite je comprends : Les premières pages reprennent les modalités de la garde partagée des enfants ; la pension alimentaire et tout le tralala.
Puis viennent ls accusations :
- Mer X a refait sa vie avec un transsexuel connu ;
- Il partage désormais sa vie avec Lou Andréa C. ;
- Depuis plusieurs mois, les enfants sont en grande souffrance et vivent très mal les périodes passées chez leur père ;
- Plus récemment, Lou Andréa C a même fait une tentative de suicide** devant les enfants, n'hésitant pas à prendre Fabrice* comme témoin, refusant même de le lâcher jusqu'à l'intervention des pompiers ;
- Mer X (...) semble soumis à l'insistance et aux desideratas de sa compagne et entend forcer les droits de visite et d'hébergement alors que les enfants sont en état de choc ;
(...)
Je vous fais grâce du reste : "relation étouffante ", "chantage affectif", "souffrance de Fabrice*", instabilité de l'autre enfant qui "accuse des retards de langage" et "parle très souvent de mort".
L'ex-femme demande donc "à ce que soient revus les droits de visite et d'hébergement dévolus à son ex-mari".
A la veillle des vacances, elle demande que ses enfants puissent partir en vacances avec leur père, "à la condition expresse que Lou Andréa C. ne soit pas présente au cours de ces vacances".
Viennent ensuite des pages et des pages de lettres de ses proches, des attestations de personnes que je n'aies jamais vues, des photos prises sur mon blog ou sur internet. Un dossier énorme, qui respire l'acharnement et la haine. Je suis effondrée. Pour le coup, ma tension en prend à nouveau un coup !
Le TGI rend son verdict le 03 juillet : Mme B. obtient auprès du juge des affaires familiales :
- une mesure d'expertise médico-psychologique des deux enfants et de leurs parents (biologiques, moi qui suit attaquée, je ne suis même pas concernée...)
- d'enjoindre à son ex-mari de "ne jamais laisser les enfants seuls à la garde de Lou Andréa C."
ELLE EST CEPENDANT DEBOUTEE DE SA DEMANDE DE SUSPENSION DU DROIT D'HEBERGEMENT DU PERE ; les droits de visite et d'hébergement sont maintenus pour le père et je peux même PARTIR EN VACANCES AVEC EUX.
Happy End ?
J'ai connu l'humiliation du TGI de Paris lorsque je m'y suis rendue lors de mon changement d'identité ; j'ai connu l'humiliation lorsque je me suis rendue à la Préfecture pour faire changer mes papiers ET JE M'ETAIS PROMISE DE NE JAMAIS PLUS ETRE HUMILIEE PAR QUI QUE CE SOIT !
Vous imaginez vous vivre dans une ville de grande banlieue, vous voire refuser l'accès à certains commerces de cette ville parce que le papa de Mme B. a un poste à responsabilités à la mairie et que la rumeur aidant, mon compagnon "m'aurait ramassée au Bois de Boulogne"... quand ce n'est pas lui qui est accusé de "faire le bois" occasionnellement...
J'aime cet homme plus que tout, j'ai quitté Paris, ma vie parisienne, fait des concessions sur ma vie professionnelle pour être le plus souvent auprès de lui ; j'ai accueilli ses enfants et fait le maximum pour qu'ils ne souffrent pas trop du divorce de leurs parents. Mme B. m'a accusée de vouloir lui prendre l'amour de ses enfants ; de faire d'eux un jour des "homosexuels ou pire encore, des gens comme moi" ( ah, cette conversation sur la terrace d'un café-la seule que nous ayions eûe- il y a trois ans, je ne suis pas prête de l'oublier). Je me suis vue traîtée comme une moins que rien en étalant sur la place publique la fleur de mon secret. Et je vous dépasse certains détails sordides qu'elle a sortis d'on ne sais où sur sa vie sexuelle avec son ex-mari.
Je ne pouvais plus vous écrire parce que toutes mes interventions quelles qu'elles soient ont été rapportées en pièces jointes sur l'assignation en référé devant le juge aux affaires familiales du TGI. Car, pour Mme B., pour ses proches nous sommes toutes des malades, des perverses et nous sommes de nature à perturber la bonne éducation des enfants qui nous seraient éventuellement confiés. NON, JE NE SERAI JAMAIS MAMAM PARCE QUE BIOLOGIQUEMENT PARLANT JE N'EN SUIS PAS CAPABLE, mais tout ce que je sais c'est tout cet amour et cette tendresse que j'ai donnés à Fabrice* et à son frère durant ces trois années. Trois années où elle s'est imiscée dans notre couple, a craché son venin chaque fois qu'elle le pouvait, jeté le doute sur mon intègrité de femme.
Oui, l'hiver fût long et rude. Nous avons attendu une première convocation auprès du psychiatre désigné pour l'expertise médico-psychiatrique. Décembre, janvier, février, mars... 04 mois d'attente. Evidemment, ce n'est pas une affaire "urgente", les enfants ne sont ni battus, ni maltraités et vivent dans un environnement propice à leur épanouissement somme toute plus que convenable avec tout ce qu'un enfant peut espèrer à cet âge en terme d'amour, d'attention et d'éducation pour un avenir serein qui les préservera du besoin.
Dernièrement, le plus petit, Olivier* m'a dit de sa petite voix d'enfant de sept ans : "tu sais, c'est pas le docteur qui va décider si tu restes ou pas, c'est le juge". Comment un enfant en CE1 peut-il tenir de tels propos s'ils ne lui ont pas été suggérés ?
Le 09 avril prochain, le psychiatre oeuvrera et rendra son rapport (quand ?) auprès du Tribunal des Affaires Familiales. Je ne suis pas conviée aux festivités alors que je suis la principale intéressée puisqu'en fonction de son verdict -(je vous rappelle que la mère biologique remet en cause la garde alternée du père, ma présence, à mon propre domicile lorsque les enfants rendent visite à leur père et la possibilité de rester seule en leur compagnie lorsque leur père est absent)- je devrais quitter le domicile lorsque le père aura la garde de ses enfants ; idem lorsqu'il les aura durant les vacances. Et je fais quoi ? Je vais à l'hôtel, je fais place nette. On me met hors de ma maison, comme un pion que l'on déplace sur un échiquier. Un jeu d'échecs certainement !
Ma vie a commencée il y a huit ans. J'ai le droit au bonheur et je ne laisserai jamais rien ni personne me laisser prendre ma part du gâteau. Tout avait tellement bien commencé... nous n'étions que nous deux, mais il n'y avait semble t'il pas de place pour une deuxième femme dans la vie de ces enfants et de leur papa. J'ai mal pour ces deux petits garçons qui vont devoir convaincre, avec leurs mots -ou ceux qu'on aura bien voulu leur faire dire- qui est le gentil et qui est la méchante.
A quelques jours de cette nouvelle "expérience" que je considère de traumatisante et dérangeante, je me demande si j'ai trouvé ma place dans cette famille ? Mon compagnon est un homme admirable et il l'a prouvé en m'accompagnant sur le plateau de Cauet l'hiver dernier ; mais jusqu'à quel point puis-je accepter l'humiliation ? Qu'adviendra t'il lorsque les enfants découvriront la réalité de mon sexe biologique ? (grand sujet de débat pour la mère biologique qui prend la chose TRES au sérieux et se prépare à cette éventualité depuis longtemps déjà !).
Mère, je ne le serai jamais ; belle-mère, je l'ai souhaité plus que tout et j'ai donné beaucoup car ce n'est pas chose facile que de se faire accepter dans une famille après un divorce douloureux. Mais je pense y être arrivée. Fabrice* et Olivier* sont aimants et affectueux et me disent que je suis une "belle-mère rigolotte". Mais il est aussi de mon devoir de ne pas leur faire subir cette traumatisante expérience de l'expertise psychiatrique que leur mère veut leur infliger le 09 avril prochain. J'ai connu les affres des expertises psychiatriques lorsque mes deux familles, paternelles et maternelles se disputaient ma garde à la mort de mes parents. Je sais les dommages que la psychiatrie peut causer à cet âge, et plus tard encore lorsque j'ai changé d'identité !
Mes "petits sushis" (c'est comme cela que je les appelle) ne méritent pas cela. Ils méritent de grandir dans la sérénité, et non dans la haine.
Aujourd'hui, je ne baisse pas les bras, juste le rideau sur notre belle histoire. Mon compagnon et moi-même n'avons plus en commun que les maux quotidiens. Ne s'est elle pas vantée de nous mener la vie dure jusqu'à la majorité des enfants ? Non, c'est fini, finie la comédie. On était pourtant bien partis, éternité garantie et devant nous la route était longue, pas de sens interdit.
Elle a fait de nous deux étrangers qui ne partagent que le quotidien. Elle était pourtant belle notre vie, avec nos cinq chats et notre toutou. J'aimais faire de la balançoire avec Fabrice* et Olivier* et patauger dans la piscine...
C'est une nouvelle vie qui commence. Je refuse de considérer ces trois années comme un échec. Ce fût merveilleux, vraiment.
"Le transsexuel connu" tire sa révérence. Fini le spectacle Mme B. Réjouissez-vous d'enlever à vos deux enfants "une belle-mère rigolotte" et souhaitons leur de trouver une autre belle-mère (et un autre beau-père de votre côté) qui leur apportera amour, chaleur et attention comme je me suis éfforcée de le faire depuis trois ans.
Il n'y avait rien à perdre, mais tout à gagner. Une famille reconstituée heureuse et soudée. Quel gâchis !
"Le transsexuel connu" revendique son droit au bonheur, et je vais y contribuer sans jamais me résigner, jamais.
Et le rideau tombe...
* le prénom des enfants a été changé.
** le psychiatre qui m'a accusée de tentative de suicide a été poursuivi auprès de l'Ordre des Médecins. Il a reconnu ses propos outrageux à mon égard en ces termes : "confusion et erreur malheureuse dans le compte-rendu hospitalier". Le Conseil Départemental de l'Ordre des Médeccins a donc considéré ce dossier comme clos le 16 décembre 2008.
10 mars 2009
A toutes celles qui sont parties...
... et qui ne reviendront plus.
Je dédie ce texte, écrit par mon amie Pascale, à toutes celles qui dernièrement ont mis fin à leurs jours. Pas seulement parce qu'elle leur était devenue insupportable, mais surtout parce qu'on la leur avait rendue invivable.
"Quand je ne serai plus là, lâchez-moi !
Laissez-moi partir
Car j'ai tellement de choses à faire et à voir !
Ne pleurez pas en pensant à moi !
Soyez reconnaissants pour les belles années
Pendant lesquelles je vous ai donné mon amour !
Vous ne pouvez que deviner
Le bonheur que vous m'avez apporté !
Je vous remercie pour l'amour que chacun m'a démontré !
Maintenant, il est temps pour moi de voyager seul.
Pendant un court moment vous pouvez avoir de la peine.
La confiance vous apportera réconfort et consolation.
Nous ne serons séparés que pour quelques temps !
Laissez les souvenirs apaiser votre douleur ! Je ne suis pas loin et la vie continue !
Si vous en avez besoin, appelez-moi et je viendrai !
Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je serai là,
Et si vous écoutez votre coeur, vous sentirez clairement
La douceur de l'amour que j'apporterai !
Quand il sera temps pour vous de partir,
Je serai là pour vous accueillir,
Absent de mon corps, présent avec Dieu !
N'allez pas sur ma tombe pour pleurer !
Je ne suis pas là, je ne dors pas !
Je suis les mille vents qui soufflent,
Je suis le scintillement des cristaux de neige,
Je suis la lumière qui traverse les champs de blé,
Je suis la douce pluie d'automne,
Je suis l'éveil des oiseaux dans le calme du matin,
Je suis l'étoile qui brille dans la nuit !
N'allez pas sur ma tombe pour pleurer
Je ne suis pas là, je ne suis pas mort."
Nota : en l'espace d'un mois, trois de mes soeurs ont mis fin à leurs jours. Qu'elles reposent en paix,enfin.





